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Date de la fête de la rupture du jeûne 2026 (Aïd el fitr)

Cette année la fête de la rupture de jeûne (Aïd el fitr) tombera le vendredi 20 mars en France, selon toutes les méthodes de calcul et d’observation (calcul local, mondial ou bizonal).

Pour ceux qui ont commencé le mois selon le calcul mondial (mercredi 18 février), le croissant ne sera pas présent le mercredi 18 mars. En revanche il sera présent en Amérique, Europe, Moyen-Orient et une bonne partie de l’Afrique le jeudi 19 mars, et atteindra les 1% à Paris aux alentours de 23h. La fête de la rupture du jeûne sera donc célébrée le vendredi 20 mars.

Voici les cartes de visibilité du 1er croissant de lune pour le jeudi 19 mars, ainsi que le dernier croissant du mois précédent le mercredi 18 mars.

Le calcul astronomique local : réconcilier observation et science pour le Ramadan

Face à la polémique de cette année concernant le début du mois de Ramadan et constatant les erreurs de compréhension que cela peut générer en réaction sur les réseaux sociaux, certaines clarifications s’imposent et surtout des solutions pour sortir de la division permanente à ce sujet au sein de la communauté musulmane. Non pas que la division et les différences d’interprétations soient problématiques, au contraire elles sont souvent enrichissantes pour la communauté, néanmoins beaucoup de musulmans souhaiteraient plus de simplicité et de clarté pour déterminer le mois de Ramadan.

Dates et méthodes de calcul du mois de Ramadan 2026 (Anne-Sophie Monsinay)

Tous les ans le même débat émerge au sujet de la détermination du mois de Ramadan. Il est souvent présenté de manière simpliste entre les partisans du calcul astronomique et ceux de l’observation du premier croissant de lune. Or, si le calcul astronomique est juste, ce qui est indéniable aujourd’hui, la vision ne ferait que rejoindre l’observation. Il ne devrait donc pas y avoir de divergences. En réalité, le réel débat ne porte pas sur le choix de la vision ou du calcul mais plutôt sur le fait de savoir et se mettre d’accord sur ce que nous calculons ou observons.

« Islam et pandémie : contre l’obsession des rites et des normes religieuses, les vertus d’une éthique musulmane » (Eva Janadin)

« Repenser la foi à la lumière de la raison, telle est l’une des leçons que nous pourrons retenir du confinement et de cette pandémie du Covid-19. Voltaire disait avec grande justesse : « Ceux qui peuvent vous faire croire en des absurdités pourront vous faire commettre des atrocités. » Cette sagesse fait écho à un vieil adage mutazilite : « Nous rejetons la foi comme seule voie vers la religion si elle rejette la raison. » Le Covid-19 est l’occasion pour les croyants de toutes confessions de se débarrasser des superstitions qui obscurcissent le discernement. Aujourd’hui, beaucoup le font déjà et ont montré que la vie primait sur les rituels religieux en suivant majoritairement les règles sanitaires et l’un des principes coraniques : « Celui qui sauve une vie humaine, c’est comme s’il avait sauvé toute l’humanité. » (Coran 5 : 32)

« Le sens et les modalités du jeûne du mois de Ramadan » (Anne-Sophie Monsinay)

Le sens spirituel du jeûne

Le jeûne renvoie à l’idée d’un retrait du monde et de notre quotidien. « Saoum » signifie « jeûner, s’abstenir, faire abstinence, chômer, se taire, se calmer ». En se privant d’un élément vital pour le corps, nous l’affaiblissons et apprenons à le maîtriser. Nous sommes moins soumis à notre corps, à ses désirs, à notre mental, à notre ego et plus en phase avec notre état divin. En délaissant notre corps, nous nous détournons de ce qui contient notre incarnation et nous ancre dans ce monde. Nous favorisons des états spirituels plus poussés et plus propices à nous relier à l’Unité. Cela ne doit être qu’occasionnel car nous sommes sur terre pour vivre notre incarnation et nous réaliser dans notre corps. Néanmoins, le jeûne est un bon outil pour développer des facultés spirituelles. Paradoxalement, ce délaissement du corps entraîne en réalité une plus grande attention à celui-ci. Nous prenons davantage conscience de notre état physique, de notre force ou faiblesse physique avant de prendre conscience de la force spirituelle prodiguée par le jeûne. Les aliments consommés au moment de la rupture du jeûne le sont avec plus de conscience et ont un effet plus immédiat et ressenti sur notre corps. Par exemple, le jeûne sera vécu avec plus de difficultés au lendemain d’un repas trop copieux ou inadapté.

« Eva Janadin, une imame qui trace une voie nouvelle ! » (L’accueil radical, 14 avril 2020)

« Eva Janadin termine un doctorat en histoire tout en enseignant. Lors de nos rencontres, que ce soit à la radio RCF-Alsace (lien actuellement indisponible) ou à la paroisse Saint-Guillaume de Strasbourg, j’ai été frappée à chaque fois par la clarté de ses propos mais aussi par sa présence rassurante et sa profonde authenticité. Eva, aux côtés d’Anne-Sophie Monsinay, renouvelle notre compréhension de l’islam, de son herméneutique et de son actualisation. C’est une vraie bénédiction de la connaître.

« Le sens de la pérégrination et du désert en islam » (Anne-Sophie Monsinay)

1. La pérégrination : le voyage en pays lointain

La pérégrination ou « voyage en pays lointain » est une pratique spirituelle très développée dans les milieux soufies. Elle trouve sa justification dans le texte coranique.

Heureux ceux qui font retour, les adorateurs, les louangeurs, les itinérants, ceux qui s’inclinent et se prosternent, qui commandent ce qui est reconnu convenable et interdisent ce qui est considéré comme désapprouvé, ceux qui observent les limites fixées par Dieu. (Coran 9 : 112)

« Ce que le voile cache de l’islam » (Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin)

« Faire valoir des arguments théologiques amenant à dire que le port du voile n’est pas une obligation cultuelle en islam ne signifie pas, pour autant, appeler à réduire la liberté individuelle. C’est le sens de la tribune ici d’Anne-Sophie Monsinay et d’Eva Janadin, fondatrices de l’Association Voix d’un islam éclairé, qui militent pour la liberté vestimentaire permettant à chaque femme de s’habiller comme elles l’entendent. Explications.