Catégorie : Khutba

Khutba #30 « Les anges en islam » (21 janvier 2022, Louise Gallorini)

Aperçu de la présence des anges dans le Coran

En islam, les anges font partie des articles de foi, comme le Coran le suggère à plusieurs reprises, et nous les retrouvons en général tout au long du texte, c’est aussi eux que l’on salue à la fin de chaque prière – mais ils font rarement l’objet d’études ou de discussions à part entière, ils restent assez discrets.

Khutba #29 « Ecologie et solidarité dans le Coran » (10 décembre 2021, Fouzia Oukazi)

Le sujet de l’écologie est sur le devant de la scène médiatique depuis plusieurs décennies et, depuis la publication de l’encyclique du Pape François, Laudato Si, on s’interrogeait au GAIC (groupe d’amitié islamo-chrétienne) pour aborder ce sujet, d’autant que les Etats du monde se sont récemment réunis pour la COP26 sans aucunement faire référence à cette encyclique, alors que le Pape parle au nom de plus d’un milliard de Catholiques de par le monde.

Tout naturellement, du côté musulman, on s’est interrogé sur ce que pourrait bien révéler le Coran à ce sujet ; non pas que l’on puisse comparer Pape et Coran, mais l’Islam n’ayant pas de hiérarchie, il s’agissait d’aller explorer le livre saint de l’Islam.

Khutba #28 « Blasphème et liberté de conscience selon le Coran » (19 novembre 2021, Eva Janadin)

Chères sœurs, chers frères en humanité,

Le blasphème désigne toute parole ou autre qui outrage la divinité, la religion ou par extension une personne ou une chose considérée comme sacrée. Dans de nombreux États, critiquer la religion, le Prophète ou le Coran est encore puni de la peine de mort.

On peut déjà se demander si le blasphème a du sens en islam. Comment peut-on envisager qu’une divinité puisse se sentir outragée ? N’est-ce pas de l’anthropomorphisme ?

Khutba #27 « Le bonheur et le malheur » (15 octobre 2021, Anne-Sophie Monsinay)

L’origine et le sens du malheur et des épreuves

1) L’origine du bonheur et du malheur

Pour la plupart des gens, le bonheur et le malheur dépendent des circonstances de nos vies et des événements que nous traversons. Ainsi, l’annonce d’un événement considéré comme positif sera source de joie, alors qu’un événement jugé comme négatif nous plongera dans une grande tristesse. L’événement en lui-même est neutre. C’est la perception que nous en avons qui nous permettra de le considérer comme positif ou négatif pour nous. Par exemple, une femme désirant un enfant et ayant des difficultés à tomber enceinte sera remplie de joie à l’annonce d’une grossesse. A l’inverse, si cette même femme ne souhaite pas d’enfant, elle sera effondrée de se retrouver enceinte accidentellement.

Khutba #25 « L’éthique du sacrifice de l’Aïd El-Kébir » (20 juillet 2021, Eva Janadin)

Ce n’est bien sûr pas l’islam qui a inventé le sacrifice rituel. Il en existait déjà avant la Révélation chez d’autres populations comme les Grecs, les Romains et chez les Arabes païens : le Coran mentionne les chameaux immolés durant la période du pèlerinage (Coran 22 : 36-37) et le Coran prévoit également une possibilité de rite de substitution au sacrifice par un jeûne de trois jours durant le pèlerinage puis de sept jours une fois rentré chez soi (Coran 2 : 196).

Khutba #24 Fête de la rupture du jeûne (Aïd el fitr) : « L’impureté » (Anne-Sophie Monsinay, 13 mai 2021)

La pureté dans le Coran

Pour saisir ce à quoi renvoie l’impureté en islam, il convient de cerner la signification de son opposé, à savoir la pureté. En effet, le Coran insiste davantage sur la pureté que sur l’impureté. Cette dernière n’est en réalité évoquée que dans certaines situations pratiques précises, qui, on le verra, ne renvoie pas exactement à cette notion d’impureté. En revanche, la notion de pureté est présente dans plusieurs versets, notamment à travers le terme zaka qui signifie dans sa racine « être pur, sans tache, croître, grandir, augmenter ». Dans son acception zaka, il signifie « croire en pureté, purifier ». De notre état de pureté dépend notre croissance spirituelle. Le Coran indique que cette purification est octroyée par Dieu qui l’offre par Amour à Ses créatures :

Khutba #23 « La Nuit du Destin, réflexions sur la nature du Coran » (Eva Janadin, 7 mai 2021)

Chères sœurs, chers frères en humanité,

J’espère que votre jeûne se passe bien. J’aimerais aujourd’hui que l’on réfléchisse ensemble sur le sens de la Nuit du Destin.

De l’importance de la nuit en islam

Dans le calendrier lunaire islamique, la journée commence au moment où le soleil se couche et non où il se lèvre. La nuit, al-layl, précède donc toujours le jour. La nuit a une importance forte dans la période de ramadan où, c’est au moment de la nuit, que le jeûne peut être rompu. Fréquemment, le Coran fait référence aux prières de la nuit.

« Vraiment, la prière de la tombée de la nuit est plus féconde et plus claire pour la Récitation coranique / Vraiment, pendant le jour, tes occupations t’absorbent. » (Coran 73 : 6-7)

Selon Ibn Kathîr, elle laisse une empreinte plus forte et touche plus profondément le cœur. La nuit facilite également la récitation plus claire et compréhensible. La nuit est l’opportunité de penser, de prendre de la distance avec le flux de la journée et de nos activités quotidiennes qui peuvent être envahissantes. Ces moments nocturnes comportent beaucoup de bienfaits spirituels.

Khutba #22 « Le sens et les modalités du jeûne du mois de Ramadan » (Anne-Sophie Monsinay, 16 avril 2022)

Le sens spirituel du jeûne

Le jeûne renvoie à l’idée d’un retrait du monde et de notre quotidien. « Saoum » signifie « jeûner, s’abstenir, faire abstinence, chômer, se taire, se calmer ».1 En se privant d’un élément vital pour le corps, nous l’affaiblissons et apprenons à le maîtriser. Nous sommes moins soumis à notre corps, à ses désirs, à notre mental, à notre ego et plus en phase avec notre état divin. En délaissant notre corps, nous nous détournons de ce qui contient notre incarnation et nous ancre dans ce monde. Nous favorisons des états spirituels plus poussés et plus propices à nous relier à l’Unité. Cela ne doit être qu’occasionnel car nous sommes sur terre pour vivre notre incarnation et nous réaliser dans notre corps. Néanmoins, le jeûne est un bon outil pour développer des facultés spirituelles, avec pour objectif de conserver les effets bénéfiques du mois de jeûne à l’issu de celui-ci.

Khutba #21 « Jésus dans le Coran » (Anne-Sophie Monsinay, 12 février 2021)

L’objet ici n’est pas de revenir sur les enseignements donnés par Jésus car le Coran ne le fait pas et ce serait bien trop long pour une simple khutba. Cela ne dispense pas bien évident chaque musulman de le faire en consultant les évangiles. Nous tacherons dans ce sermon de mettre en exergue son statut et ses caractéristiques ainsi que de comprendre quelle place il occupe dans le Coran et quel rôle et fonction il peut avoir aujourd’hui pour les musulmans.
Le Prophète Jésus ou Issa en arabe fait l’objet de divergences entre les 3 religions abrahamiques. Il est à la fois le clivage et l’union du judaïsme et du christianisme. Avant d’être Prophète, il est avant tout juif pratiquant et rabbin qui enseigne dans les synagogues. En le reconnaissant comme Prophète et Messie, les chrétiens se séparent des juifs qui le rejettent. Le Coran se veut l’arbitre des débats entre les juifs et les chrétiens concernant Jésus.