Mois : mai 2020

Khutba #11 « Le mois de Ramadan et la nuit du destin : sens et modalités » (Anne-Sophie Monsinay, 15 mai 2020)

Le sens spirituel du jeûne

Le jeûne renvoie à l’idée d’un retrait du monde et de notre quotidien. « Saoum » signifie « jeûner, s’abstenir, faire abstinence, chômer, se taire, se calmer ». En se privant d’un élément vital pour le corps, nous l’affaiblissons et apprenons à le maîtriser. Nous sommes moins soumis à notre corps, à ses désirs, à notre mental, à notre ego et plus en phase avec notre état divin. En délaissant notre corps, nous nous détournons de ce qui contient notre incarnation et nous ancre dans ce monde. Nous favorisons des états spirituels plus poussés et plus propices à nous relier à l’Unité. Cela ne doit être qu’occasionnel car nous sommes sur terre pour vivre notre incarnation et nous réaliser dans notre corps. Néanmoins, le jeûne est un bon outil pour développer des facultés spirituelles. Paradoxalement, ce délaissement du corps entraîne en réalité une plus grande attention à celui-ci. Nous prenons davantage conscience de notre état physique, de notre force ou faiblesse physique avant de prendre conscience de la force spirituelle prodiguée par le jeûne. Les aliments consommés au moment de la rupture du jeûne le sont avec plus de conscience et ont un effet plus immédiat et ressenti sur notre corps. Par exemple, le jeûne sera vécu avec plus de difficultés au lendemain d’un repas trop copieux ou inadapté.

Khutba #10 « Le jeûne du mois de Ramadan : intention et finalité éthique » (Eva Janadin, 1er mai 2020)

« Chères sœurs, chers frères en humanité,

J’espère que ce début de Ramadan inédit se passe au mieux pour vous toutes et tous malgré les difficultés liées au confinement et à cette pandémie. Je souhaite également que celles et ceux qui ne jeûnent pas, pour des raisons de santé ou par choix, vivent également bien cette période, sans avoir à subir de culpabilité, de déception, ni de sanction ou de pressions extérieures.