« Repenser sa vie spirituelle avec l’islam. Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? » (Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay)

« Comment revivifier les pratiques islamiques en les adaptant au temps présent et à ses nouveaux enjeux, politiques, sociaux, économiques et culturels ? Loin d’être une hérésie ou une gageure, la revitalisation des pratiques religieuses codifiées en islam fera prochainement l’objet d’une grande journée d’étude et de dialogue à Paris, sous l’impulsion d‘Abdennour Bidar, Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay.

Sous l’intitulé invitant à une réflexion riche de sens, par-delà les dogmatismes et les tabous, « Repenser sa vie spirituelle avec l’islam. Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? », ce premier événement du genre donnera la parole à toutes celles et ceux qui désirent promouvoir un islam humaniste et progressiste, le 21 avril 2018, de 13h à 18h, au Forum 104, 104, rue de Vaugirard, 75006 Paris | Salle Glycines.

A l’approche de cette journée d’échanges exceptionnelle, organisée et en partie animée par les membres de l’Association pour la renaissance de l’islam mutazilite (ARIM), ses deux co-initiatrices, Eva Janadin et Anne Monsinay, ont accepté de répondre aux questions d’Oumma qui font partie de la longue liste de celles qui seront largement débattues à cette occasion.

« Nous ne pouvons rester imperméables aux influences extérieures, en pratiquant de manière figée un rite sans réactualiser son sens », tel est leur credo.

Comment savoir que l’on pratique pour soi et non par obligation ?

Eva Janadin : Un verset bien connu nous dit : « Point de contrainte en religion (Lâ ikraha fî dîn). » (Coran, II, 256). Ce passage affirme qu’il ne peut y avoir de contrainte extérieure à soi en religion mais que l’auto-détermination de la volonté à se plier à une règle doit être le seul critère pour choisir sa propre discipline. En outre, dire qu’il faudrait faire un rite par obligation en le comprenant comme une contrainte venant d’un système religieux, c’est nier la liberté de conscience de celles et ceux qui décident de pratiquer en fonction de critères personnels autonomes. Or, cette négation de l’altérité peut avoir des conséquences dramatiques.

Anne-Sophie Monsinay : On pratique pour soi lorsque l’on a compris que la pratique n’est pas le but mais seulement l’outil pour arriver au but. Si on sort d’une pratique obligatoire, on ne pratique plus parce que Dieu le demande ou pour Lui faire plaisir mais pour nous élever intérieurement, grandir, devenir meilleur, et tenter de ressembler aux modèles prophétiques. Si l’on est convaincu que Dieu n’a nul besoin de nos pratiques car Il est autosuffisant, on comprend alors que les injonctions divines au sujet du rite sont des recommandations pour notre évolution spirituelle. Il s’agit donc de sortir de cette logique comptable qui ne vise qu’à faire culpabiliser celui ou celle qui manque une prière ou quelques jours de jeûne. Je pense donc que l’on pratique réellement pour soi lorsque nous prenons de réelles libertés (ce qui ne veut pas dire pratiquer moins mais autrement) avec le rite orthodoxe sunnite sans pour autant ressentir une quelconque culpabilité.

La prière s’arrête-t-elle au rite ? Toute quête de connaissance n’est-elle pas une prière ?

Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin : La prière relie à Dieu. La racine du mot « salât » (slw) (prière) renvoie à une « action unifiante de grâces, à effectuer une liaison de grâce ». Elle permet de relier notre essence divine immanente à la transcendance. À partir de cette définition, tout ce qui permet de nous relier à Dieu, d’effacer la séparation entre nous en tant qu’individu et Lui, devient une prière. La prière rituelle n’est donc qu’une forme de prière qui est un moyen de tisser du lien avec la part infinie qui réside à la fois en nous et hors de nous. Cette forme est d’une grande richesse par la symbolique de ses postures corporelles qu’elle implique mais il existe d’autres formes. L’invocation des noms divins (dhikr), la méditation, la contemplation, l’étude de la création et toute activité créatrice sont des formes de prières tout aussi efficaces qui sont bien aussi évoquées dans le Coran.

Pourquoi les musulmans progressistes ont-ils déserté les mosquées ?

Anne-Sophie Monsinay : En France, les mosquées sont souvent ancrées dans une vision traditionaliste de l’islam et n’acceptent que trop rarement les différences d’opinions ou de pratiques. Ainsi, en tant que femme, le simple fait d’aller prier sans foulard peut nous exposer au jugement voire à l’obligation de le mettre, niant totalement la liberté de l’individu. Sans entrer dans les débats sur la pertinence ou sur le sens donné au foulard pendant la prière, ce conformisme aliénant et intrusif donne aux mosquées un visage peu accueillant et paradoxalement peu propice à la spiritualité. En outre, les mosquées françaises conservent un fort ancrage culturel et national en fonction du pays qui en a la gestion. Par conséquent, il n’y a aucune distinction entre les aspects culturels et les aspects religieux et les prêches sont souvent de qualité médiocre et rarement en français.

Eva Janadin : En effet, les luttes de pouvoir internes pour diriger telle ou telle mosquée entre différents courants de l’islam ou entre communautés nationales ne font qu’empoisonner ces espaces. Les musulmans progressistes ne fréquentent plus les mosquées car ils ne désirent sans doute plus prier avec d’autres musulmans avec qui ils ne partagent pas la même vision de l’islam. Comment accepter de communier dans un lieu où les femmes sont constamment discriminées car reléguées dans des espaces annexes et misérables ? Comment accepter d’entendre des prêches qui ne font que menacer des pires châtiments divins en cas de non-respect des prescriptions religieuses voire des discours prônant la violence, la haine et le communautarisme ? Mais plutôt que de fuir ces mosquées que nous ne reconnaissons plus, il s’agit pour nous d’inventer la mosquée de demain, celle qui deviendra un espace de compagnonnage spirituel et non celle qui place l’imam en position de supériorité grâce à son expertise normative et dogmatique. Ce nouveau lieu spirituel permettrait de garantir le dialogue, l’esprit critique et le questionnement des croyant(e)s. Il serait mixte, inclusif, ouvert à toute personne qui désire s’y recueillir sans être musulman(e) et serait libéré de toute pression communautaire et politique.

Quel(s) sens spirituel(s) donner aux fêtes musulmanes (mawlid, aïd al-fitr, aïd al-adhâ, etc.) ?

Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin : Les fêtes religieuses marquent des événements ancrés dans l’histoire mais dont la portée spirituelle et la symbolique sont extrêmement profondes et riche d’enseignement pour notre cheminement personnel aujourd’hui. Prenons l’exemple de l’Aïd el-Kebir (Aïd al-Adhâ). Quel sens donner au sacrifice du fils d’Abraham ? Les mystiques associent le fils à l’ego car, tout comme l’enfant, l’ego est ce que nous avons de plus précieux. L’ego d’Abraham est donc épargné et remplacé par le bélier/agneau (symbole de l’âme purifiée). Cette histoire vise à nous rappeler le sens de notre vie spirituelle : accepter de sacrifier notre ego pour l’élever et l’amener à réaliser sa nature divine immanente. Célébrer l’Aïd el-Kebir, c’est se remémorer cet événement avec la profondeur de son sens spirituel et de ses conséquences sur notre propre évolution spirituelle. Réduire cette fête à un concours d’égorgement de moutons est désolant. Il est tout à fait possible de garder la symbolique spirituelle du sacrifice en achetant de la viande de mouton de qualité sans avoir à l’égorger soi-même.

Quel est le sens du jeûne pour nous aujourd’hui ? Est-ce que cela peut être l’occasion de corriger la surconsommation qui touche nos sociétés actuelles ?

Eva Janadin : Le jeûne est souvent compris comme l’opportunité de vivre frugalement. Il est aussi une manière de ressentir le manque de celles et ceux qui n’ont rien. Mais nos pratiques islamiques actuelles doivent aussi se nourrir des questions de notre siècle pour être revitalisées et devenir des ressources pour affronter les questions de notre monde contemporain. À l’heure du capitalisme sauvage, ne pourrait-on pas vivre le jeûne comme une opportunité de rejeter ces nouvelles formes de production et de consommation ? Limiter sa consommation au sens large (alimentation, objets du quotidien, modes de transport, etc.) et donner aux plus pauvres sont autant de moyens de rejeter la société de consommation, le gaspillage, la concurrence et l’individualisme.

Anne-Sophie Monsinay : Le jeûne renvoie à l’idée d’un retrait du monde et de notre quotidien. Le terme arabe « sawm » signifie « jeûner, s’abstenir, faire abstinence, chômer, se taire, se calmer ». En se privant d’un élément vital pour le corps, on l’affaiblit et on apprend à le maîtriser. Nous sommes donc moins soumis à notre corps, à ses désirs, à notre mental, à notre ego et plus en phase avec notre état divin. En délaissant notre corps, on délaisse ce qui contient notre incarnation et nous ancre dans ce monde. On favorise donc des états spirituels plus poussés et reliés à l’Unité. Cela ne doit être qu’occasionnel car si l’on est sur terre c’est pour vivre notre incarnation et pour nous réaliser dans notre corps. Néanmoins, c’est un bon outil pour développer des facultés spirituelles. À défaut de pouvoir faire une vraie retraite pendant le ramadan qui engloberait le jeûne, le silence et le chômage, le mois du ramadan dans nos sociétés actuelles invite à réduire toutes les formes de consommation et de divertissement afin de revenir à l’essentiel.

Le Coran interdit-il l’alcool ou l’ivresse ? Comment interpréter les versets contradictoires quant à la consommation de l’alcool ?

Anne-Sophie Monsinay : La contradiction entre les trois versets abordant la question de l’alcool n’existe que si l’on considère que le Coran interdit l’alcool. Or, à mon sens, il ne pose jamais cette interdiction. Les versets ne sont donc aucunement contradictoires, ils nous présentent trois situations différentes et nous donnent des recommandations à suivre pour faciliter notre cheminement spirituel. Le premier verset (2:219) prévient du danger de l’ivresse tout en reconnaissant les bienfaits de l’alcool. Ce verset pose d’emblée une absence d’interdiction. Le second verset (4:43) interdit l’ivresse pendant la prière, ce qui semble assez logique. Pour finir, le verset 90 de la sourate 5 nous recommande « d’éviter le démon » (ijtanibû-hu) qui utilise notamment le vin pour œuvrer. Ce dernier verset n’interdit pas non plus l’alcool, mais nous recommande seulement d’être méfiant vis-à-vis de ce « vin » qui contient des effets diaboliques, à savoir l’ivresse et les dangers qu’elle engendre pour soi et pour les autres. Il n’y a donc aucune interdiction ferme de l’alcool ni même de l’ivresse bien que cette dernière soit clairement déconseillée. À ce titre, on peut donc tout à fait envisager d’être musulman et de boire de l’alcool avec modération.

Eva Janadin : Cela restera un débat sans fin et vous trouverez au cours de l’histoire autant de juristes musulmans qui prônent l’une ou l’autre position. Tantôt le vin est considéré comme inutile et dangereux pour les relations sociales et la santé, tantôt il est une des caractéristiques de l’état paradisiaque. Ces variantes dans les versets peuvent être prises comme un signe que tout dépend du contexte, de la dose, des dispositions physiques et mentales de l’individu et des critères que l’on se donne pour définir l’état d’ivresse. Si la raison de ne pas boire de l’alcool est liée à la préservation de la santé, ai-je besoin en 2018 du Coran pour m’apprendre que l’alcool est dangereux ? Qu’est-ce que ne pas boire d’alcool ou limiter ma consommation peut m’apporter pour mon développement spirituel ? Est-ce un exercice pour se maîtriser et connaître ses limites entre la modération et l’excès ?

Compte tenu de la généralisation du halal à de nombreux produits autres que la viande, le label halal d’aujourd’hui correspond-il au texte coranique ?

Anne-Sophie Monsinay : La logique coranique d’une viande halal à la consommation vise à réduire la souffrance au moment de la mise à mort de l’animal (l’égorgement était à l’époque la méthode la plus simple et efficace pour tuer un animal sans trop de douleur) et à le consacrer à Dieu dans le but de l’apaiser avant de le tuer. Par conséquent, se contenter de dire « bismillâh » (« au nom de Dieu ») devant un troupeau de moutons en les égorgeant les uns devant les autres ne respecte pas les conditions coraniques. Il y a également une prescription indispensable qui n’est pas explicite dans le Coran car elle était pratiquée naturellement à l’époque : le respect des conditions de vie de l’animal. Considérer qu’un poulet élevé en batterie est halal du simple fait qu’il soit égorgé est une aberration. Compte tenu des conditions d’élevage actuelles, le label « bio » s’approche bien plus de la viande licite du Coran que le marché halal. Avec l’élevage intensif et la surconsommation de viande, les questions du végétarisme et de la réinvention de nos modes de consommation deviennent aujourd’hui plus que légitimes et nos rites alimentaires peuvent nous aider à répondre à ces nouveaux défis.

Eva Janadin : Il convient de se méfier des filières du marché halal car elles servent souvent les intérêts des industriels, du néolibéralisme et des franges rigoristes de l’islam. Elles sont devenues un moyen de contrôler le comportement des consommateurs musulmans (cf. Florence Bergeaud-Blackler, Le Marché halal ou l’invention d’une tradition, Paris, Seuil, 2017). Il est important selon moi de s’interroger sur le symbolisme d’une viande halal : le rituel de l’abattage religieux permet de ne pas rendre ordinaire et anodin l’acte de mise à mort. Il nous incite à comprendre que l’abattage d’un animal ne doit surtout pas devenir un acte qui ne nous affecte plus, auquel nous n’accorderions aucune importance et qui deviendrait systématique et mécanique. Ainsi, il me semble que produire de la viande halal est incompatible avec l’existence d’une industrie halal, impliquant l’abattage à la chaîne. Ce rite ne peut garder son sens spirituel que s’il privilégie la qualité, c’est-à-dire un abattage en petite quantité, au niveau local et à très petite échelle. Cela rejoindrait ainsi les exigences des nouveaux modes de consommation alternatifs à la grande distribution alimentaire et garantirait le respect du règne animal. On voit aussi depuis quelques années émerger des cosmétiques halal. Ne soyons pas dupes : il ne s’agit pas là pour les grandes marques d’intégrer et de mieux considérer les musulman(e)s, mais bien d’augmenter leur chiffre d’affaire en se jetant sur un marché juteux. Ces initiatives montrent une parfaite concordance entre deux idéologies qui pourtant se rejettent mutuellement dans d’autres contextes : d’une part un islamisme rigoriste qui cherche à normer entièrement la vie des musulman(e)s ; d’autre part un capitalisme ultra-libéral qui ne cherche qu’à se jeter sur n’importe quel marché pour augmenter son profit. Ces dérives bigotes qui allient commerce et religion vont trop loin et il est temps que cette surenchère du halal s’arrête.

Quelles vertus peut-on accorder au pèlerinage ?

Eva Janadin : Si le pèlerinage a de nombreuses vertus spirituelles, il s’agit d’abord de passer ce rite au crible de notre filtre contemporain : La Mecque est aux mains de l’Arabie Saoudite et d’une idéologie politique et religieuse qui fait beaucoup de tort à l’islam, le wahhabisme. Peut-on accepter de nous rendre dans un lieu sacré qui a finalement été totalement contaminé par une doctrine rigoriste, intolérante et réactionnaire ? Cette dernière n’a-t-elle pas totalement défiguré ce lieu hautement symbolique par le gigantisme excessif de son architecture ? Que dire des femmes qui ne peuvent pas faire ce pèlerinage sans être mariées jusqu’à l’âge de 42 ans ? Que dire du business très lucratif des agences spécialisées dans le pèlerinage ? Et que dire d’un pèlerinage où le croyant a l’obligation de suivre un seul itinéraire, un seul rite sans avoir la possibilité de faire une expérience libre et personnalisée ? Un chemin balisé et assisté, sans qu’il puisse y avoir d’aller-retours, de détours et de raccourcis fait perdre selon moi toute la saveur du pèlerinage comme exercice spirituel.

Anne-Sophie Monsinay : Si effectivement l’influence du wahhabisme sur le pèlerinage actuel pose de nombreux problèmes, il ne faut pas oublier que les pèlerinages en islam ne se réduisent pas à La Mecque, d’autres prophètes et saints ont fréquenté d’autres lieux tout aussi riches sur le plan spirituel. Se rendre sur les lieux saints permet de recevoir les grâces et les états spirituels acquis par le prophète ou le saint qui y est enterré ou qui a fréquenté ce lieu. C’est une sensation spirituelle extrêmement puissante qui nous relie à notre Être divin immanent. La Kaaba symbolise le centre, le cœur intérieur. Sa forme extérieure et tous les rituels extérieurs accomplis pendant le pèlerinage renvoient à notre intériorité. Le pèlerin tourne autour de son centre qui est son Esprit divin immanent. Tous les rituels du pèlerinage, lorsqu’ils sont compris dans leurs dimensions symboliques et mystiques, élèvent l’âme.

En quoi une action de solidarité renforce mon intériorité, m’élève, me fait travailler sur moi ?

Anne-Sophie Monsinay : Une action de solidarité rejoint le rituel de la zakât. Ce terme arabe signifie « excédent purifié, être pur, croître, grandir, aumône légale ». Cette aumône peut être comprise d’une manière beaucoup plus large qu’un simple don financier. Tout don est une aumône et le don de soi est la plus grande de toutes car il engendre des effets spirituels ou met en action une disposition spirituelle. Donner de son temps pour aider des personnes dans le besoin équivaut à offrir de son état divin, un état de présence, d’attention et d’amour à l’autre. C’est agir comme Dieu agit, c’est être capax dei (capable de Dieu), de la même manière que l’ont fait les prophètes. C’est mettre en pratique notre transformation intérieure. Si l’on pratique pour cheminer spirituellement, que l’on évolue mais sans en tirer aucun fruit dans notre vie quotidienne, cela ne sert à rien. C’est du développement personnel. Dieu nous donne et nous élève pour que nous rendions aux autres à notre tour.

Eva Janadin : La pratique spirituelle ne se limite pas aux actes religieux, bien au contraire, elle est une nouvelle manière de percevoir nos actions quotidiennes, une façon d’y mettre un sens profond et de ne pas vivre en superficialité de notre âme. Les pratiques éthiques sont assez souvent oubliées en islam et s’écrasent sous le poids des prescriptions rituelles religieuses. Pourtant elles sont au cœur du Coran lorsque le texte cite des centaines de fois les salihât, c’est-à-dire des bonnes actions. Ces dernières sont bonnes selon la racine arabe slh car elles améliorent et réparent une situation, elles réconcilient différents partis et cherchent à garantir la paix entre les individus. Être solidaire fait donc partie pleinement de ces bonnes actions à condition que cette solidarité implique l’universalité. Il ne s’agit donc pas là de se contenter d’être fraternel uniquement avec les musulmans. »

Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay
Source : « Repenser sa vie spirituelle avec l’islam. Quelles pratiques islamiques pour notre temps ? », Oumma, 28 mars 2018

  • Kalilou TRAORE

    "la pratique n’est pas le but mais seulement l’outil pour arriver au but" j'admire cette réflexion que je trouve valable pour toutes les religions en général et pour l'Islam en particulier. Les traditions de la Sunna sont très riches en enseignements. Cependant, certaines de ces traditions peuvent ne plus correspondre aux réalités de nos jours et doivent par consequent être revues.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *