Catégorie : Quelles alternatives ?

« Le jeûne, nourriture de l’âme », Anne-Sophie Monsinay sur RFI (émission « Le goût du monde », 25 mai 2019)

1 mois, une semaine, 40 jours, ou quelques heures, Le jeûne devient nourriture pour le fidèle qui, pendant un laps de temps, choisit de ne plus boire et manger, de priver son corps, pour nourrir son esprit. Le jeûne est inscrit – prescrit ? – dans les 3 grandes religions monothéistes, et au-delà, dans bien des cultures et des civilisations dans le monde. Qu’est-ce qui motive et invite à jeûner ? Quelle place pour le jeûne dans le quotidien aujourd’hui, comment s’y préparer, comment l’observer ? Quels sont les effets du jeûne ? Parole donnée à trois fidèles : (1) Anne-Sophie Monsinay, jeune enseignante convertie à l’islam et co-fondatrice avec Eva Janadin de « Voix d’un islam éclairé ». (2) Pascal Malonda, pasteur évangéliste. (3) Issouf Zerbo, journaliste à Bobo Dioulasso au Burkina Faso. Avec également Jean Claude Noyé, journaliste à La Vie, auteur notamment du Grand livre du jeûne, aux éditions Albin Michel.

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« Simorgh, une future mosquée « spirituelle et progressiste » à Paris » (Cécile Chambraud, Le Monde, 6 mai 2019)

« Ce projet, porté par deux jeunes femmes de 29 ans, doit ouvrir ses portes en septembre à Paris. A partir de la rentrée de septembre, les Franciliens musulmans à la recherche d’un lieu de culte « spirituel et progressiste » pourront se tourner vers une nouvelle mosquée. Baptisée Simorgh, du nom d’un oiseau fabuleux de la mythologie perse qui, dans la mystique soufie, représente un guide intérieur pour le croyant, elle ouvrira ses portes à Paris, à une adresse encore tenue secrète « pour des raisons de sécurité ». Femmes et hommes y seront accueillis sur un pied d’égalité totale et sans séparation, que ce soit pour prier, pour guider la prière ou encore pour faire le sermon. Le port du voile sera laissé au libre arbitre de chacune, imams comprises.

« À l’approche du ramadan, des femmes musulmanes militent pour un islam éclairé » (Pauline Rouquette, France 24, 5 mai 2019)

« Le ramadan commencera lundi en France. À l’aube de ce mois de jeûne, les Voix d’un Islam Éclairé, mouvement pour un islam spirituel et progressiste, promeut une pratique libre, exercée en conscience plutôt que sous la contrainte. La lune en a décidé ainsi, le ramadan débutera lundi 6 mai en France. Au cours de ce mois de jeûne, l’un des cinq piliers de l’islam, les fidèles sont invités à s’abstenir de boire, de manger et d’avoir des relations sexuelles, de l’aube au coucher du soleil – dès que l’on peut « distinguer un fil blanc d’un fil noir », dit le Coran.

« Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, les voix d’une autre pratique de l’islam » sur RFI (émission « Religions du monde », 5 mai 2019)

« Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay sont les invités de Geneviève Delrue sur l’émission « Religions du monde » pour l’ouverture de ce ramadan 2019. Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay, 29 ans, issues de familles sans pratique religieuse, ont embrassé la religion musulmane par l’étude solitaire de la Bible, du Coran et de l’histoire des religions. Soufie pour l’une, mutazilite pour l’autre, leur parcours spirituel singulier les a réunies. Elles sont les cofondatrices du mouvement VIE, Voix d’un islam éclairé, qui entend promouvoir un islam spirituel et progressiste détaché de toute revendication communautaire ou à visée politique. Elles ont donné le nom de Simorgh, célèbre oiseau de la mythologie perse qui désigne le guide intérieur, à la mosquée qu’elles veulent créer. Une mosquée mixte qui rassemblera hommes et femmes et où ces dernières pourront exercer l’imamat. Les prêches seront en français et les fidèles s’exerceront à la culture de l’échange, du débat et de la réflexion critique. Projet qu’elles présentent dans le manifeste Une mosquée mixte pour un islam spirituel et progressiste publié chez Fondapol, la Fondation pour l’innovation politique. »

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« Islam inclusif : Parfum de révolution » (Sophie Lamberts, TelQuel, 3 mai 2019)

« Une mosquée pour tous, qu’importe le genre, l’orientation sexuelle ou l’obédience. Alors qu’Emmanuel Macron avait annoncé une restructuration de l’islam de France en 2018, maintes fois claironnée, sans cesse repoussée, deux projets de mosquées iconoclastes pourraient ouvrir leurs portes à Paris avant la fin de l’année. Dans les mosquées Fatima et Sîmorgh, le prêche se fera parfois par un homme, parfois par une femme, dans une salle de prière mixte. Encore en esquisse, ces deux futurs lieux de culte cherchent des locaux dans la région parisienne ; des financements aussi. Mais, déjà, les mosquées Fatima et Sîmorgh, qualifiées tantôt d’inclusives, tantôt de libérales ou de progressistes, agitent le paysage médiatique français, sur fond de réforme de l’islam annoncée par le gouvernement en novembre 2018.

« Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, les voix d’un autre islam » (Virginie Larousse, Le Monde des Religions, 26 avril 2019)

« Atypique est le chemin de vie de ces deux jeunes femmes, âgées respectivement de 28 et 29 ans. N’ayant aucune origine arabo-musulmane, leur rencontre avec l’islam s’est faite au sortir de l’adolescence. « Je viens d’une famille culturellement catholique, explique Anne-Sophie Monsinay, aujourd’hui professeure de musique. Mais je me considérais comme athée. » C’est une amitié avec un chrétien, à 18 ans, qui la conduit à s’intéresser à la religion. Un mois après, elle vit « une expérience mystique », et commence à lire la Bible, puis le Coran. Au contact du texte sacré de l’islam, elle ressent un appel très fort. Une évidence. « C’était un choix d’amour, observe-t-elle. Un amour pour Dieu, pour ses textes, pour la lignée prophétique inaugurée par les prophètes bibliques, jusqu’au Prophète de l’islam ».

« Mon imam est une femme » (Virginie Larousse, Le Monde des Religions, 26 avril 2019)

« Une femme peut-elle diriger la prière musulmane ? Bien que la majorité des théologiens de l’islam répondent positivement à la question, le paysage musulman français reste l’apanage des hommes. Peut-être plus pour longtemps, deux projets de mosquées novatrices ayant récemment vu le jour. Depuis le début de l’année 2019, un vent de fébrilité agite les réseaux sociaux et les lieux de débat fréquentés par les Français de confession musulmane. Deux projets de mosquées « libérales » – c’est-à-dire progressistes et inclusives, ouvertes aussi bien aux femmes qu’aux hommes, aux non-musulmans qu’aux musulmans, aux homosexuels qu’aux hétérosexuels – ont en effet vu le jour à Paris. Si les deux projets varient quelque peu dans leur conception, ils ont en commun d’être portés essentiellement par des femmes, qui affichent par ailleurs leur volonté d’y être imames.