Catégorie : Khutba

Khutba #11 « Renoncer pour être délivré » (Omero Marongiu-Perria, 17 avril 2020)

« La louange revient à Dieu, l’Unique, le Vivant et l’Incommensurable.

Unique, il l’est à double titre ou selon deux approches : la première, qualifiée en arabe d’al-ahadiyya, dérivé du nom divin al-Ahad, exprime l’unité intrinsèque de l’être divin, en Son essence absolue, pure, indivisible et sans équivalent, puisqu’« Il était alors que rien n’était avec Lui », selon le propos divin que le Prophète, paix sur lui, a rapporté de son Seigneur. La seconde, qualifiée en arabe d’al-wâhidiyya, dérivé du nom divin al-wâhid, renvoie à l’expression de cette unité dans la diversité ; unité des noms et des attributs divins, tout d’abord, car ils sont l’émanation de l’essence divine unique, et expression de cette unité dans la diversité du monde puisque, en définitive, notre méditation sur le monde et sur nous même nous amène progressivement à comprendre que Dieu est l’unique réalité tangible, comme nous l’indique ce passage coranique :

Khutba #9 « Le sens et les modalités de la prière rituelle en islam » (Anne-Sophie Monsinay, 27 mars 2020)

Le sens de la prière rituelle

1) La symbolique des gestes

La prière relie à Dieu. Le mot « salat » (sad, lam, wa) est traduit par Maurice Gloton par « action unifiante de graces » et la racine du terme renvoie au fait « d’effectuer la liaison de grâce » et aussi « d’arriver derrière quelqu’un et le rattraper »1. La prière permet de relier notre essence divine immanente à la transcendance de façon à ce que l’Esprit divin en nous « rattrape » la grandeur ou l’inaccessibilité de la transcendance.

Khutba #8 « La contemplation et la connaissance en islam » (Eva Janadin, 28 février 2020)

« Aujourd’hui en islam, on se concentre souvent sur les cinq piliers, et en particulier sur les quatre pratiques rituelles : la prière, le pèlerinage, l’aumône et le jeûne. Or, cette liste place une hiérarchie dans les pratiques spirituelles qui n’existe absolument pas dans le Coran mais que dans les hadiths. D’autres rites évoqués dans le Coran sont jetés aux oubliettes alors qu’ils permettent aussi de cheminer vers Dieu au même titre que ce que l’on appelle les pratiques fondamentales de l’islam. On va s’intéresser aujourd’hui à une de ces pratiques qui est négligée, à tort : la contemplation et la méditation des signes divins. Ces derniers se retrouvent partout, notamment dans la nature ; au fil du temps les êtres humains ont cherché à représenter dans les arts islamiques ces signes, ces symboles qui nous aident à comprendre en profondeur des réalités divines.

Khutba #7 « Le sens universel de l’islam » (Eva Janadin, Paroisse Saint-Guillaume de Strasbourg, 15 février 2020)

« À la sourate 7, verset 172, il est dit dans le Coran :

Et quand ton Enseigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Enseigneur ? » Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons. »

Nous avons ici la mention d’un pacte primordial, al-mîthâq, entre les êtres humains et Dieu. Ce pacte est conclu entre Dieu et l’humanité tout entière : quoi de plus inclusif et de plus universel comme assertion ? Ce pacte n’est pas conclu entre un seul peuple, une seule communauté et Dieu mais entre Le Très-Haut et l’ensemble des êtres humains prêts à sceller cette alliance.

Khutba #6 « La retraite spirituelle en islam » (Anne-Sophie Monsinay, 11 janvier 2020)

La retraite spirituelle dans le Coran

« Pour beaucoup, la retraite spirituelle est une pratique réservée aux soufis, aux initiés, à une sorte d’élite qui aurait choisi de se consacrer à Dieu avec une plus grande ferveur que les autres. Bien que l’orthodoxie sunnite ne l’ai pas retenue comme faisant parti des piliers de pratiques, nous constatons que cette thématique est présente à de nombreuses reprises dans le Coran.

Khutba #5 « Transmettre l’islam au XXIe siècle » (Eva Janadin, 29 novembre 2019)

« Trois traditions prophétiques permettent d’introduire le sujet de la transmission et de l’enfance en islam :

(Le Messager de Dieu) priait. Quand il effectua la prosternation, Hassan et Hussein sautèrent sur son dos. Quand les gens essayèrent de les arrêter, il leur fit signe de les laisser. Après avoir terminé sa prière, il les plaça sur ses genoux et dit : « Celui qui m’aime doit aimer ces deux-là.

Khutba #4 « Animaux et normes alimentaires en islam » (Eva Janadin, 11 octobre 2019)

« À quoi servent les interdits alimentaires ? Certains diront qu’ils ont une fonction sociale et politique, celle d’identifier et de distinguer un groupe, une communauté face à une autre. Mais quelle est la fonction spirituelle des interdits alimentaires ? C’est-à-dire leur sens caché ? À quoi peuvent-ils servir pour la transformation intérieure du fidèle, c’est-à-dire dans le cadre d’un changement dans son rapport au monde, en l’occurrence dans son rapport avec le règne animal et végétal ?

Khutba #3 « Animaux et normes alimentaires en islam » (Anne-Sophie Monsinay, 11 octobre 2019)

« Les versets faisant l’éloge de la perfection de la création et de la nature sont très présents dans le Coran. Ils constituent une véritable cosmologie mystique sur laquelle les musulmans sont en permanence invités à réfléchir et à méditer. Parmi ces versets, les animaux trouvent toutes leur place. Le Coran nous explique leur statut, leur fonctionnement et encadre les liens que nous avons avec eux. Ces dispositions ont un impact aussi bien environnemental que spirituel.

Khutba #2 « Immanence et transcendance » (Eva Janadin, 7 septembre 2019)

« On attribue au Prophète Muhammad la tradition : « Celui qui se connaît soi-même connaît son seigneur. » Cette approche gnostique a été reprise par de nombreux mystiques musulmans : « Ô toi qui cherches le chemin qui conduit au secret, reviens sur tes pas, car c’est en toi que se trouve le secret tout entier. » Ces mots d’Ibn ʿArabī résument ce que l’on peut appeler l’immanence.