Catégorie : Khutba

Khutba #8 « La contemplation et la connaissance en islam » (Eva Janadin, 28 février 2020)

« Aujourd’hui en islam, on se concentre souvent sur les cinq piliers, et en particulier sur les quatre pratiques rituelles : la prière, le pèlerinage, l’aumône et le jeûne. Or, cette liste place une hiérarchie dans les pratiques spirituelles qui n’existe absolument pas dans le Coran mais que dans les hadiths. D’autres rites évoqués dans le Coran sont jetés aux oubliettes alors qu’ils permettent aussi de cheminer vers Dieu au même titre que ce que l’on appelle les pratiques fondamentales de l’islam. On va s’intéresser aujourd’hui à une de ces pratiques qui est négligée, à tort : la contemplation et la méditation des signes divins. Ces derniers se retrouvent partout, notamment dans la nature ; au fil du temps les êtres humains ont cherché à représenter dans les arts islamiques ces signes, ces symboles qui nous aident à comprendre en profondeur des réalités divines.

Khutba #7 « Le sens universel de l’islam » (Eva Janadin, Paroisse Saint-Guillaume de Strasbourg, 15 février 2020)

« À la sourate 7, verset 172, il est dit dans le Coran :

Et quand ton Enseigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Enseigneur ? » Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons. »

Nous avons ici la mention d’un pacte primordial, al-mîthâq, entre les êtres humains et Dieu. Ce pacte est conclu entre Dieu et l’humanité tout entière : quoi de plus inclusif et de plus universel comme assertion ? Ce pacte n’est pas conclu entre un seul peuple, une seule communauté et Dieu mais entre Le Très-Haut et l’ensemble des êtres humains prêts à sceller cette alliance.

Khutba #6 « La retraite spirituelle en islam » (Anne-Sophie Monsinay, 11 janvier 2020)

La retraite spirituelle dans le Coran

« Pour beaucoup, la retraite spirituelle est une pratique réservée aux soufis, aux initiés, à une sorte d’élite qui aurait choisi de se consacrer à Dieu avec une plus grande ferveur que les autres. Bien que l’orthodoxie sunnite ne l’ai pas retenue comme faisant parti des piliers de pratiques, nous constatons que cette thématique est présente à de nombreuses reprises dans le Coran.

Khutba #5 « Transmettre l’islam au XXIe siècle » (Eva Janadin, 29 novembre 2019)

« Trois traditions prophétiques permettent d’introduire le sujet de la transmission et de l’enfance en islam :

(Le Messager de Dieu) priait. Quand il effectua la prosternation, Hassan et Hussein sautèrent sur son dos. Quand les gens essayèrent de les arrêter, il leur fit signe de les laisser. Après avoir terminé sa prière, il les plaça sur ses genoux et dit : « Celui qui m’aime doit aimer ces deux-là.

Khutba #4 « Animaux et normes alimentaires en islam » (Eva Janadin, 11 octobre 2019)

« À quoi servent les interdits alimentaires ? Certains diront qu’ils ont une fonction sociale et politique, celle d’identifier et de distinguer un groupe, une communauté face à une autre. Mais quelle est la fonction spirituelle des interdits alimentaires ? C’est-à-dire leur sens caché ? À quoi peuvent-ils servir pour la transformation intérieure du fidèle, c’est-à-dire dans le cadre d’un changement dans son rapport au monde, en l’occurrence dans son rapport avec le règne animal et végétal ?

Khutba #3 « Animaux et normes alimentaires en islam » (Anne-Sophie Monsinay, 11 octobre 2019)

« Les versets faisant l’éloge de la perfection de la création et de la nature sont très présents dans le Coran. Ils constituent une véritable cosmologie mystique sur laquelle les musulmans sont en permanence invités à réfléchir et à méditer. Parmi ces versets, les animaux trouvent toutes leur place. Le Coran nous explique leur statut, leur fonctionnement et encadre les liens que nous avons avec eux. Ces dispositions ont un impact aussi bien environnemental que spirituel.

Khutba #2 « Immanence et transcendance » (Eva Janadin, 7 septembre 2019)

« On attribue au Prophète Muhammad la tradition : « Celui qui se connaît soi-même connaît son seigneur. » Cette approche gnostique a été reprise par de nombreux mystiques musulmans : « Ô toi qui cherches le chemin qui conduit au secret, reviens sur tes pas, car c’est en toi que se trouve le secret tout entier. » Ces mots d’Ibn ʿArabī résument ce que l’on peut appeler l’immanence.

Khutba #1 « Immanence et transcendance » (Anne-Sophie Monsinay, 7 septembre 2019)

« Tenter de définir ce qu’est Dieu peut paraître bien ambitieux et indéniablement voué à l’échec. La théologie apophatique l’a bien montré, tenter de définir Dieu avec nos mots, notre langage humain et notre intellect limité ne peut qu’amener à limiter Dieu et le décrire bien en deçà de ce qu’il est réellement. Néanmoins, nous remarquons que le Coran passe son temps à décrire Dieu. La fonction première du texte est de convaincre le peuple récipiendaire de reconnaître l’Unicité de Dieu, de croire en Dieu avant de pouvoir en témoigner au vrai sens du terme, c’est à dire attester de son existence avec la certitude de l’expérience spirituelle. Pour convaincre, Dieu parle de Lui, Il se décrit en permanence. Ainsi, chacun a pu, selon la compréhension qu’il a eu de ces descriptions se faire une image, une idée de ce qu’est ou de ce que pourrait être Dieu.